Jean-Marie FAUGEROUX
26 juin 2025
Chers Amis du Cambrésis, permettez-moi un petit rappel historique. C’était le 15 août 1914 à la gare du Cateau.
Ils venaient de débarquer du Havre, de Rouen, de Boulogne ou de Calais.
C’était le B.E.F, corps expéditionnaire britannique sous le commandement du futur Maréchal French (nom prédestiné !). Ils partirent aussitôt à pied vers Mons par la Chaussée Brunehaut, Bavay, Malplaquet, Frameries, le Borinage !
Ils firent face à la première armée de Von Kluck, à 1 contre 3. Ils perdirent 500 hommes dès le 23 août.
Ils firent retraite jusqu’au 26 août vers les hauteurs du Cateau entre Reumont et Troisvilles.
« Gentlemen we will stand and fight », décida le Général Smith Dorien !
Ce fut la première bataille de retardement avant celle des Français de la 5ème armée de Lanrezac à Guise les 29 et 30 août.
Ces 2 batailles ont sauvé la France en donnant 72 heures de répit pour concentrer les troupes de Joffre sur la marne.
La bataille des frontières avait été perdue. La route de Paris était ouverte. Les Britanniques en une journée ce 26 août perdirent 5.000 hommes.
Ils auraient pu sans combattre poursuivre leur retraite selon les ordres de French dont le QG était parti du Palais Fénelon au Cateau au Lycée Henri Martin à Saint-Quentin.
Leurs visas étaient leurs fusils, leurs baïonnettes, leurs canons et leur courage.
Pas de visas de retour. Ils sont restés allongés sur la terre de France léguée à l’Empire Britannique dans 20 cimetières autour du Cateau.
Ne cherchons pas la responsabilité d’un côté ou de l’autre du Pas-de-Calais ou du Strait of Dover !
Répondez à cette simple question : Vous demande-t-on un visa quand vous poussez la porte du cimetière où vous vous recueillez sur la tombe de votre grand-père ou arrière-grand-père ?
Vous qui fréquentez ces lieux de mémoire si bien entretenus par la Commonwealth war graves commission, vous remarquez les petites croix de bois ornées d’un coquelicot, un poppy
Les parents ont ajouté quelques lignes au registre dans le coffre en bronze sort de tabernacle mémoriel.
Chers Amis, il est pourtant écrit et gravé dans la pierre que le terrain du cimetière fut concédé pour l’éternité à l’Empire Britannique.
Ils sont chez eux, les vivants et les morts, avec ou sans visa I
N’avons-nous pas une dette éternelle envers nos défenseurs de 1914 et libérateurs de 1918 ?
We will remember them